Pourquoi nous entraînons-nous ?

Beaucoup de gens que je croise à la gym ont un objectif très clair : ils veulent une meilleure apparence. Les femmes tendent à vouloir être aussi minces que possible, tandis que les hommes souhaitent avoir enfin leurs tablette de chocolat et de gros biceps.

Pour la plupart d’entre nous, avoir une meilleure apparence est ce qui nous a amené à nous entraîner (bien que personne ne soit vraiment d’accord sur la définition de meilleure apparence). Il y a quelques années, j’étais en passe d’être gros et faible pour toujours, et j’ai pris la décision de me remettre sérieusement à l’entraînement. Soyons honnête, être gras m’ennuyait plus qu’être faible, je voulais paraître en forme.

J’ai eu la chance, lors de mes recherches sur la meilleure manière de m’entraîner, de trouver le travail de différents experts de la force, tels que Pavel Tsatsouline, Marty Gallagher, Mark Rippetoe, et bien d’autres.

Lorsque j’ai suivi le programme Starting strength, le moment où j’ai commencé à vraiment réaliser des progrès fut  quand j’ai arrêté de me préoccuper de mon apparence, et que je me suis concentré plus sur mes performances. J’ai arrêté de penser à mon tour de taille, et le poids sur la barre a commencé à augmenter. Celui sur la balance aussi, d’ailleurs. Ca n’avait pas d’importance, je ne m’entraînais plus pour l’apparence. J’étais plus satisfait par la sensation de devenir plus fort.

Le corolaire amusant, c’est que maintenant que je me concentrais sur la performance plutôt que l’apparence, je commençais à effectivement avoir une meilleure apparence !

Beaucoup de pratiquants partagent la même approche. Mais d’une certaine manière, c’est allé si loin que désormais, ces pratiquants se moquent de ceux qui s’entraînent par vanité. Ils veulent dire par là que si vous vous entraînez pour avoir la tablette de chocolats, ce n’est que de l’apparence, de la vanité, et ce n’est pas bon. Eux, par contre, ne s’entraînent pas par vanité, ils s’entraînent pour être forts.

Arrêtons-nous une minute et pensons-y un peu plus.

Si vous vous entraînez pour être capable d’annoncer, fièrement, que vous pouvez squatter le double de votre poids, est-ce moins de vanité que s’entraîner pour la tablette de chocolat ?

Il n’y a pas une bonne et une mauvaise raison de s’entraîner. La vanité prend plusieurs formes.

Je laisserai le mot de la fin à Mark Reikfind, tel qu’il est cité par le fondateur et président de  StrongFirst, Pavel Tsatsouline, dans Simple et Sinistre :

[pullquote align= »normal » cite= »Mark Reikfind »]Si vous pensez être fort parce que vous pouvez soulever une certaine valeur, quelle que soit cette valeur, vous vous sentirez faibles la plupart du temps. La force n’est pas un point de données. C’est une attitude.[/pullquote]

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A propos de l'auteur

jef

Jean-François "jef" Lopez accompagne depuis 2016 des cadres et dirigeants occupés sur le chemin de la forme durable.
Ancien sportif autour de la vingtaine, devenu gros, faible et complètement hors de forme autour de la trentaine, Jean-François a décidé de réagir et de retrouver la forme.
Lors de cette quête, il a été amené à changer son approche de la remise en forme.
De nombreuses rencontres avec les meilleurs instructeurs de la planète, dont Pavel Tsatsouline, l'ont en effet convaincu que le paradigme de la souffrance et de l'effort démesuré n'était pas le plus adapté pour durer. C'est comme cela qu'est né le concept de "forme durable".
En plus de son expérience personnelle, Il se forme continuellement, et est ainsi devenu instructeur certifié StrongFirst Elite (SFG2, SFB, SFL), spécialiste du mouvement fonctionnel et de la souplesse (FMS2, FCS, YBT, Flexible steel niveau 2), expert en respiration (instructeur avancé Oxygen advantage, praticien Buteyko) et coach en nutrition (PN).
Il est également détenteur d'une certification d'entraîneur personnel (ACE-PT, accrédité par la NCCA) et inscrit au registre européen des professionnels du sport EREPS.

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